Oeuf, météorites, verre, dentifrice et pigment : 5 faits de science inutiles, EPISODE 3.

 

1. Qui de l’oeuf ou de la poule ?

LA question par excellence.. Qui était là le premier ? L’oeuf ou la poule ? A ça, les scientifiques répondent.. ça dépend.
Si on parle de l’oeuf en général, c’est lui qui est apparu le premier. Maintenant, on le sait, les dinosaures pondaient des oeufs et les poules sont les descendants des dinosaures donc chronologiquement, l’oeuf l’emporte. Mais si on parle de l’oeuf de poule, cette fois c’est la poule qui l’emporte. Pour créer une coquille d’oeuf de poule, on a besoin d’une protéine, l’ovocledidine-17, qui n’est présente que dans les ovaires de poules. Donc en gros, les dinosaures pondaient des oeufs, l’évolution a fait son oeuvre et les premières poules sont apparues, tout droit sorties d’oeufs d’autres espèces animales. Et c’est là que sont apparus les oeufs de poule. EVOLUTION MA POULE !

 

2. Tant de météorites..

Si vous pensez que les météorites sont rares sur Terre, bah vous avez tort. Déjà, on va éviter tout malentendu je parle ici bien de météorites et non d’étoiles filantes. Les étoiles filantes sont majoritairement dues à des micro-rochers de la taille de grains de sable (sinon on appelle ça des bolides).
 


 

Maintenant qu’on est au clair, revenons en au fait. Chaque jour, il tombe sur Terre 70 TONNES de roches extraterrestres. Comme ça, c’est plutôt impressionnant. Mais dire qu’il faudrait 4,7 milliards d’années pour couvrir la Terre d’une couche de 20 cm de roche extraterrestre, ça l’est moins. Pourtant, je vous promet que c’est pas mal du tout !

 

3. Le verre, pas si solide que ça..

Dans ma tête, et dans la vôtre aussi je pense, le verre c’est solide. Enfin pas solide au sens où il faut frapper avec une force gigantesque pour le casser mais plutôt au sens physique. Le verre comme on l’utilise pour nos vitres, nos bouteilles ou tout autre objet, il ne coule pas, il ne se mélange pas à l’air ambiant donc en toute logique il est solide. En fait, il est liquide. Enfin non, il est solide. Enfin entre les deux quoi.
 
En fait, le verre est un solide amorphe, c’est à dire que sa structure n’est pas sous forme cristalline. Le verre est fait de silice amorphe alors que sa forme cristalline, c’est de la silice comme on peut en retrouver dans les grains de sable. Le fait que la structure soit amorphe fait qu’elle se comporte un peu comme un liquide mais un liquide extrêmement visqueux et qui donc coule TRES lentement (les effets seraient visibles au bout de quelques dizaines ou centaines de milliers d’années). Pour obtenir ce genre de solide amorphe, le refroidissement doit être très rapide ou la viscosité du liquide très importante. Un bon bain d’eau glacée devrait suffire..

 

4. Les rayures du dentifrice

La réponse va être ultra-rapide : un tube de dentifrice comporte deux compartiments. Le premier, central, contient la pâte blanche et le second entoure ce premier compartiment et contient quant à lui la pâte colorée qui fera les rayures. A la sortie du tube, le compartiment extérieur est ouvert uniquement aux endroits où on veut qu’il sorte afinde former les rayures. Et voilà. C’est vraiment tout con en fait..
 
Mais rassurez-vous, il y aune solution beaucoup plus « physique ». La pâte n’est plus un liquide visqueux mais un solide élastique, ce qui a pour effet que la pâte colorée et la pâte blanche ne se mélangent pas. Le tube ne contient alors qu’un seul compartiment. Mais les deux pâtes risquent tout de même de se mélanger à force de pressions répétées. C’est pour ça que la première solution est la plus utilisée !

 

5. Créer des pigments artificiels

On sait d’où viennent naturellement les couleurs (du spectre lumineux) et on sait qu’en faisant macérer des plantes on peut avoir des colorants naturels. Mais qu’en est il des colorants artificiels ? Eh bien on fait comme avec les plantes mais version apprenti chimiste. Par exemple, le blanc de plomb et le vert de gris sont fabriqués à peu près de la même façon. Pour le blanc de plomb, on expose une plaque de plomb à des vapeurs de vinaigre, qui va oxyder le plomb et crée un dépôt blanc. Pour faire du vert de gris, c’est du cuivre qui est exposé aux vapeurs de vinaigre. Et là aussi, l’oxydation du cuivre produit un dépôt qui est cette fois bleu-vert. Le jaune de Naples est quant à lui obtenu grâce à un mélange d’antimoine, de potassium, de plomb et de sel, le tout chauffé jusqu’à fusion, donc jusqu’à ce qu’il devienne liquide. Il était surtout utilisé pour peindre les plaques d’immatriculation en France (jusqu’aux nouvelles normes). Mais on peut également créer des nouveaux pigments à partir d’autres. Avec de l’oxyde de plomb, on peut obtenir d’autres pigments comme le Massicot (jaune-orangé) et le Minium (rouge-orangé). On brûle le blanc de plomb et en fonction de la température à laquelle ce chauffage est réalisé, on va créer différentes nuances du pigment. Vous aurez donc compris que chaque pigment possède en réalité de nombreuses nuances et qu’on arrive ainsi à reproduire (presque) toutes les couleurs existantes.
 

 

Sources :

Source 1 : Musée Canadien de la Nature
Source 2 : MaxiSciences
Source 3 : SciencePost
Source 4 : mon cours ‘Petits corps du système solaire’
Source 5 : mon cours ‘Structure de la matière condensée
Source 6 : Futura-Sciences
Source 7 : Association D’Or et de Pigments

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